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Cosmétique naturelle & bio

Algues bretonnes : de l’extrait au soin

Élise-Marie Kervadec 2 min de lecture

Procédé

Une algue ne devient pas un ingrédient cosmétique par simple effet de vocabulaire. Entre la récolte et la formule finale, il faut choisir la matière, préserver les molécules utiles, extraire sans trop dégrader, puis vérifier que l’extrait reste stable dans le soin.

Choisir une matière qui a du sens

Le littoral breton offre une grande variété d’algues brunes, rouges et vertes. Pour un usage cosmétique, la question n’est pas seulement de savoir si l’algue est locale ou intéressante sur le papier. Il faut comprendre quelle partie de la plante marine est recherchée : polysaccharides, minéraux, polyphénols, pigments ou composés plus spécifiques.

Extraire sans écraser la matière

Les procédés doux cherchent à récupérer les fractions utiles tout en limitant la chaleur, les solvants agressifs et les pertes. Selon la cible, le laboratoire peut travailler sur une macération, une extraction aqueuse, une extraction assistée par ultrasons ou un protocole plus technique. Le bon procédé dépend de la molécule visée, de sa sensibilité et de l’usage prévu.

Passer de l’extrait à la formule

Un extrait efficace sur le papier doit encore trouver sa place dans une crème, un gel ou un sérum. Sa couleur, son odeur, son pH, sa stabilité et sa compatibilité avec les autres ingrédients comptent autant que son origine. C’est souvent cette étape qui sépare une belle matière première d’un actif réellement utilisable.

Élise-Marie Kervadec
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